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SOMMAIRE ILLUSTRÉ

DE LA GRANDE GUERRE À LA DÉFAITE DE 1940


LE CHEMIN DES DAMES
Après 32 mois de conflit, le Général Nivelle présente l'offensive d'avril 1917, avant même qu'elle ne débute, comme "victorieuse et décisive". Après quelques jours de combats, les pertes sont d'autant plus effroyables qu'elles contrastent avec les promesses d'une victoire certaine. La grogne va gagner les poilus des tranchées. Après le chemin des Dames, la stratégie militaire adoptera les "coups de mains" propre à user l'adversaire et abandonnera la guerre par "ruées irrésistibles".

LES FUSILLÉS POUR L'EXEMPLE DE 1914/1918
Tout au long de la guerre, une justice d'exception fut accordée au Haut Commandement de l'armée. Tout d'abord à Joffre, en 1914, lors de l'offensive victorieuse allemande de la Marne, puis à Pétain, en 1917, après les mutineries faisant suite à l'offensive désastreuse du Chemin des Dames. Contrairement à une légende tenace, c'est en 1914, et non en 1917, qu'il y eut le plus grand nombre de "fusillés pour l'exemple". Au total, sur toute la durée du conflit, ils furent 600 à être exécutés.

LES DEUX BATAILLES DE LA MARNE
6 Septembre 1914, Von Tappen exulte « Enfin nous les tenons. C’est la force qui va parler. Nos braves troupes régleront vite l’affaire ». 10 septembre, Joffre câble « La bataille de la Marne s’achève par une victoire incontestable ». Printemps 1918, Ludendorff veut en finir et lance « une offensive de dernière chance ». Août 1918, la seconde victoire de la Marne est toujours française et va être le prélude à l’armistice du 11 novembre.


LE COÙT ABYSSAL DE LA GRANDE GUERRE
1.383.000 morts. Des veuves, des orphelins ou des mutilés par centaines de milliers. Une génération entière sacrifiée. Des dizaines de milliers de monuments aux morts érigés. Un pays dévasté, particulièrement dans le Nord où "on dirait qu'un cataclysme est passé". Que ce soit en terme humain ou avec une approche de gestion, la "facture" de la Grande guerre va avoir une influence durable sur l'économie française comme sur la vie sociale et politique de l'entre-deux-guerres.

VERS LE POUVOIR ABSOLU
Adolf Hitler va, de 1918 à 1938, effectuer une longue marche vers le pouvoir total. Utilisant habilement la rancoeur du peuple allemand à l'égard des conséquences imposées par le Traité de Versailles, ce cheminement, constamment aidé âr des circonstances exceptionnelles, va mettre en évidence l'intelligence manoeuvrière, l'obstination, le charisme, la puissance dialectique et le goût de la violence du personnage.

LA NUIT DES LONGS COUTEAUX
Durant ce cheminement, Hitler devra souvent faire preuve d'une féroce brutalité, y compris à l'encontre de ceux qui l'ont aidés, tels Ernst Röhm et la S.A. Cette dernière, à qui il doit en majeure partie sa "naissance" politique a pris une telle importance qu'elle devient un danger potentiel. Cet obstacle, Hitler va le briser, sans états d'âme et en exploitant à fond les rivalités de personnes, lors de la sanguinaire "nuit des longs couteaux"
VIOLENCE NAZIE 
Dès la fin de la Première Guerre Mondiale, la violence s'installe partout en Allemagne. Elle nait de la frustration d’avoir perdu le combat et d’être pénalisé par les vainqueurs. Elle est alimentée par le chômage, l’inflation et l’agitation ouvrière suscitée par le mouvement d’extrême gauche spartakiste (communistes). Comme elle est entretenue par des mouvements d’extrême droite, nationalistes et revanchards. Parmi eux, le mouvement national-socialiste aussi anti-communiste que raciste, et refusant les conséquences de la guerre imposées par le traité de Versailles.

C'EST PÉTAIN QU'IL NOUS FAUT !
1936, le Front Populaire est au pouvoir. Les soubresauts de la vie politique française favorisent l'éclosion de groupes de pression pensant que le "mal français" remonte à la Révolution et préconisant le recours à "un ordre nouveau". Parmi eux, un "cercle", se déclarant "socialiste-national", propose un régime "autoritaire et plébiscitaire" (!?) avec, à sa tête un chef de l'Etat, le Maréchal Pétain, dotés des pouvoirs les plus étendus, voire les plus discrétionnaires.

RETHONDES, CLAIRIÈRE DE L'ARMISTICE
Rethondes est, pour les Français, le lieu où, le 11 novembre 1918, "le criminel orgueil de l'Empire Allemand (fut) vaincu par les peuples libres qu'il avait essayé d'asservir" Pour les Allemands, l'endroit, à l'instigation du Führer lui même, symbolise la revanche, celle du 21 juin 1940, jour où la France, battue, capitule. C'est aussi le site qui, le 11 novembre 1950, va reprendre sa configuration initiale d'après la "Der des Der", à l'époque inaugurée par le Maréchal Foch.
1939/1940 DOCUMENTS SECRETS DE L'ÉTAT-MAJOR FRANÇAIS
En 1941, les Allemands éditent à Berlin un ouvrage présentant un échantillonnage choisi de documents secrets de l''Etat-Major français saisis lors de la débâcle. Cette publication est faite pour justifier, d'une part, la volonté d'Hitler de s'assurer, au besoin par la force, la maîtrise des approvisionnement vitaux du Reich, d'autre part, la justesse des arguments développés par le gouvernement de Vichy en faveur d'une politique de collaboration avec l'occupant.



                   L'OCCUPATION


LA LIGNE DE DÉMARCATION
La défaite venue, la France est divisée en deux. D'un côté la zone occupée, de l'autre la zone dite "libre". Le déséquilibre socio-économique entre les deux a facilité une pression permanente sur le gouvernement de Vichy, tant pour l'application des institutions nationales que pour le passage des marchandises et des personnes. Une barrière surveillée, contrôlée, dangereuse à franchir clandestinement mais cependant perméable grâce aux réseaux de Résistance aidés des cheminots ainsi qu'aux filières de passeurs. 
LA RENCONTRE DE SAINT FLORENTIN
Le 1er décembre 1941,, le Maréchal Pétain rencontre Goering. Il  a pour projet de demander en échange de la politique de collaboration menée par Vichy, un allègement des conditions d'Armistice. Dès le début, Goering donne le ton : " La France oublie qu’elle a été vaincue. Les français ne nous aiment pas et le gouvernement français ne fait rien pour changer cette situation. D’ailleurs ce même gouvernement dans le cadre de la politique de collaboration ne nous propose rien. Par contre constamment il revendique des avantages "

Supplément : Les notes internes sur lesquelles reposait la démarche du Maréchal Pétain.
Source : "Lettres et Notes de l'Amiral Darlan": de Hervé Couteau-Bégare et  Claude Huan


LE PROCES DE RIOM
L’armistice a été signé le 22 juin et le 30 juillet l’acte constitutionnel n°5 crée la cour suprême de Justice « chargée de juger les anciens ministres ou leurs subordonnés immédiats accusés d’avoir commis des crimes ou délits dans l’exercice ou à l’occasion de leur charge, dans les actes qui ont concouru au passage de l’Etat de Paix à l’Etat de Guerre avant le 4 septembre 1939 ».
Ce sont les juges de la Cour Suprême de Justice qui ont décidé de juger « La défaite ». Une "mascarade" qui va tourner court !


L'ARMÉE D'HITLER
1940, la Wehrmacht surprend par sa modernité, son équipement, son choix tactique de la guerre de mouvements appuyée par les blindés et l'aviation. Fin 1941, elle est en déroute sur le front de l'Est. Sa puissance matérielle initiale fait alors place à une conception brutale et fanatique du combat autorisant les pires actes de barbarie. Les officiers et la troupe se rallient, comme la nation, à la vision nazie de la guerre faisant de l'Allemagne le "rempart contre le bolchévisme" 
L'ARMÉE FRANÇAISE DE L'ARMISTICE
De 5 millions d'hommes à l'aube de 1940, l'armée d'armistice, quelques mois plus tard va être réduite à 100.000 avec pour seul rôle de "maintenir l'ordre". Lors de la Libération de la France en 1944, l'on doit à bien des militaires d'active et de réserve - au delà des actions de Résistance (cache d'armes et de matériels, réseaux de renseignements ...) de certains de ceux qui ont fait partie de l'armée d'armistice - d'avoir conduit de nombreuses actions de guérilla destinées à "fixer" les unités ennemies.
PRODUIRE POUR LE REICH
Toutes les pressions imaginables, qu'elles se soient exercées directement par les services de l'économie de guerre du Reich (Maréchal Goering), du responsable de la production de guerre allemande (Albert Speer - photo avec Adolf Hitler), du coordonnateur général de la main d'oeuvre (Fritz Sauckel) ou par l'intermédiaire du gouvernement de Vichy, ont concouru à mettre notre production industrielle et agricole, notre main d'oeuvre et nos stocks, à la disposition de l'économie de guerre nazie. 
TRAVAILLEURS FRANÇAIS DANS LES USINES ALLEMANDES
Autour du livre témoignage de Jacques Evrard, l'analyse de l'enchaînement ayant conduit près de 900.000 travailleurs français dans les usines allemandes de 1940 à 1944. Du volontariat aux différents plans Sauckel, de l'offre tentatrice d'avantages à l'engagement, présenté comme civique, dans la "Relève", de la réquisition au Service du Travail Obligatoire (STO), tout fut mis en oeuvre pour permettre à l'industrie de guerre allemande d'assurer sa production.  
L'OSTLAND EN FRANCE
L’Ostland est une société « privée » allemande conçue pour la colonisation agraire des terres conquises par les armées allemandes à l’Est de l’Europe. Plus méconnu est le rôle qu'elle a joué en France où dans les zones interdite et réservée, elle va, par le "fait du prince", mettre la main sur plus de 170.000 hectares, dépossédant les propriétaires légitimes de tous leurs droits..L’arbitraire de la situation étant souvent résumé par le nouveau gérant d'un « Tout ce qui était à vous est à nous »

LA RÉPRESSION EN FRANCE 1940/1945
Une note tirée du compte rendu du Colloque de Caen des 8/10 décembre 2005 ainsi que du livre "Les Fusillés". Tout ceci permettant de faire le point sur ce sujet en étant, notamment, plus précis sur les "fusillés", catégorie de victimes regroupant les fusillés après un jugement allemand ou italien, les fusillés après un jugement de la Cour Martiale de la Milice, les guillotinés après un jugement du Tribunal d'Etat de Vichy et les fusillés par représailles ou otages. 

LE SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (STO)
Jean Pierre Harbulot, dans le cadre d'une thèse de Doctorat, fait, 30 ans après Jacques Evrard, un bilan du STO. Volontaires, requis, réfractaires, les distinctions restent souvent malaisées. Il illustre ses recherches en reproduisant le carnet de bord d'un requis qui fait bien ressortir les conditions de vie d'un STO. Conditions qui sont à rapprocher des difficultés qu'ont eu, pendant bien des années, les anciens STO à positionner le souvenir de leur réquisition par rapport au statut des Déportés.

LA DÉLATION SOUS L'OCCUPATION (1939/1945)
La délation, en temps de conflit, avec ses "corbeaux" et ses "mouchards" est un phénomène universel. Pour expliquer son accentuation pendant l'Occupation, il faut "associer aux difficultés de la vie, la perturbation des repères politiques et sociaux habituels". Mais si importante fut-elle, et si éprouvantes et dramatiques que furent les conséquences de cette délation, il n'en demeure pas moins qu'elle a été le fait d'une minorité et qu'elle n'a pas à occulter l'engagement de l'immense majorité de la population en Résistance Civile.

LES MALGRÉ NOUS
132.000 Alsaciens/Mosellans ont été incorporés de force dans l'armée allemande. Répartis au sein de toutes les unités combattantes y compris dans la Marine ou les SS. Souvent isolés, marginalisés, ils n'ont que peu d'espoir de "s'en sortir". Ceux qui ratent leur désertion sont fusillés tandis que ceux qui la réussissent ou qui sont fait prisonniers risquent de se faire tuer par horreur d'un uniforme. La terre russe engloutira la quasi totalité des 42.000 morts "Malgré Nous".

COUR MARTIALE D'EYSSES
ULTIME CAPITULATION DE PÉTAIN

Fin 1943, Hitler exige de Pétain (qui accepte) que Laval soit chargé de remanier le Cabinet dans un «sens acceptable pour le gouvernement allemand et garantissant sa
collaboration». Janvier 44, « afin d’activer la répression », Laval délègue à Darnand le droit de créer des cours martiales itinérantes. Parmi celles-ci, celle de la centrale d’Eysses qui va remettre, aux S.S, 1.200 prisonniers qui seront déportés le 18 juin 1944.


LA MONTÉE DE "DAS REICH" EN NORMANDIE
Après avoir sévit sur le front Est et perdu une grande partie de ses effectifs, la division "Das Reich" est reconstituée en Prusse orientale avant de prendre ses cantonnements en France dans la région de Montauban. Après le débarquement des Alliés en Normandie, elle reçoit l'ordre de rejoindre ce front dans les plus brefs délais. Ce qu'elle va essayer de faire tout en pratiquant, sur son passage, les pires actes de barbarie. A commencer par les massacres de Tulle et d'Oradour sur Glane
.




                 LA RÉSISTANCE


LE BOA ET L'EMFFI, PARACHUTAGES SOUS L'OCCUPATION
L'Occupation engendra la Résistance. Mais pour que celle-ci perdure, encore fallait-il pouvoir lui apporter aide matérielle et soutien tactique. C'est ainsi que se constitua un "empire des ténèbres" qui, notamment, avec le Bureau des Opérations Aériennes (BOA) ou l'Etat Major des Forces Françaises de l'Intérieur (EMFFI), va permettre de relier en permanence la Résistance avec l'Angleterre, comme, après le 6 juin 1944, de coordonner les actions de sabotage et de guérilla avec la marche des unités alliées.
LA RÉSISTANCE FRANÇAISE, UNE HISTOIRE PÉRILLEUSE
Au sein du Comité d'Histoire de la Guerre (CHG 1945/1951) puis du Comité d'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale (CH2GM, 1951/1978), Henri Michel, entouré d'un cénacle de personnalités (et grâce à des délégués régionaux) va rassembler de nombreux témoignages d'acteurs de cette période. Intégré au CNRS dans l'Institut de l'Histoire du Temps Présent (IHTP), le CH2GM permet aux historiens et à l'aide de nombreux documents, de pouvoir commencer à écrire "l'Histoire de la Résistance". 

COMBIEN ÉTAIENT-ILS ?
Des statistiques tirées du Dictionnaire Historique de la Résistance et qui sont, en partie, indicatives. Car les questions demeurent : "Comment compte t-on ?" et "Qui compte t-on ?" Ce qui est sûr, c'est que tous les clandestins (réseaux, mouvements, maquis ...) n'ont pu agir et survivre que grâce à la complicité et à l'aide de la population qui abritait, nourrissait, cachait et qui, souvent, a subi le même sort que les Résistants actifs au cours des actions des forces de répression.

COMMUNIQUER SOUS L'OCCUPATION
Cette rubrique n'est pas un digest, mais un "zoom" à travers deux documents, sur les risques encourus, sous l'Occupation, pour simplement communiquer. Que ce soit à travers la presse clandestine, avec l'article de Pierre Le Rolland ou que ce soit en tant qu'opérateur radio avec les souvenirs de Paul Vourey.. Difficile d'imaginer de nos jours, dominés par Internet, et la rapidité de circulation de l'information, combien il était alors difficile et souvent dangereux de propager ses idées et d'informer ses concitoyens ou les Alliés.
LES GENDARMES DANS LA RÉSISTANCE
Ce corps de l'armée d'armistice, qui fut le premier reconstitué lors de l'Occupation, a été un acteur parfois clé, de la Résistance. Au point que parmi ses membres, on va compter 4 Compagnons de la Libération et 360 Médaillés de la Résistance Française. Une action rendue possible de part la naturelle discrétion de ce corps épaulé par des officiers, souvent anciens décorés et blessés de 14/18, et des dirigeants, tel Pierre Serignan, qui les défendront en toutes circonstances.  

REMY, AGENT SECRET DE LA FRANCE LIBRE
Chef du réseau "Confrérie Notre Dame" (CND, puis CND Castille), Remy fut un extraordinaire agent secret" qui a procuré au BCRA et aux anglais une masse importante d'informations telles les mouvements des croiseurs, le plan du mur de l'Atlantique, la localisation d'une station radar de Normandie.... Sur 1540 membres de CND, 537 furent arrêtés et 257 d'entre eux furent tués ou moururent en déportation. Quant à Remy, il échappa miraculeusement à la traque dont il fut l'objet de nombreuses années durant.
LE GÉNÉRAL DE BÉNOUVILLE
Un homme de foi, d'un extraordinaire courage et à la fidélité rugueuse. Adjoint d'Henri Frenay, alors à Londres, il va croire utile, avec Jacques Baumel, d'envoyer René Hardy appuyer Henri Aubry à la réunion organisée par Jean Moulin à Caluire. Une version des évènements dit que Hardy, "retourné" par Klaus Barbie, est la cause du désastre de Caluire. D'où la responsabilité indirecte de De Bénouville. Une autre version crédite les allemands d'une traque réussie de Jean Moulin, repéré et filé depuis plusieurs jours.

D'UNE RÉSISTANCE, L'AUTRE
Pierre Lefranc, lycéen, proteste à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1940. Condamné à un mois de prison, il va, en réalité en mettre 7 pour arriver en Ecosse via les prisons espagnoles, le camp de Miranda, le Portugal, Casablanca et Gibraltar. Après une formation intensive au "cadets", c'est le parachutage dans l'Indre, l'intégration dans un maquis, des actions de guérilla, puis, à la Libération, la 1ère Armée. Pour terminer, par la suite, dans les pas et près du Général de Gaulle. 

LA LIBÉRATION DE LA CORSE (SEPTEMBRE 1943)
Lorsque les Alliés débarquent en Sicile en juillet 43, leurs priorités, à court terme, n’incluent pas la libération de la Corse dans leurs plans de conquête du sud de l’Italie. Et ils refusent de soustraire des unités à cet effet. Giraud va vite comprendre que cette libération ne va dépendre que des forces françaises qu’il pourra envoyer en appui des forces de Résistance présentes sur l’ile. Un coup de poker qui va s’avérer un coup de maître mais qui va lui coûter le soutien ultérieur des Alliés au profit du général de Gaulle.

LE MAQUIS DE MALLEVAL
« Malleval c’est le Vercors, mais c’est dans le Vercors un « bout du monde », comme on dit dans le Jura, c’est à dire un cirque fermé ». Ainsi s’exprimait le général Alain le Ray le 13 juin 1991 rappelant qu’à l’époque, chef militaire des maquis du Vercors installés sur le plateau s’étendant de l’Isère à la Drôme mais excluant le cirque de Malleval, il disait à Albert Seguin de Reynies que le choix de Malleval, qu’il avait dû entériner parce que « décidé par d’autres pour des raisons de logistique et de commodité, avait été une erreur monumentale »

LYON,CAPITALE DE LA RÉSISTANCE
suivi  de  JEAN MOULIN ET CALUIRE & L'AGONIE DE JEAN MOULIN
De la presse clandestine lyonnaise, vont émerger trois journaux : « Combat », « Libération » et « Franc-Tireur ». Et, de ces trois journaux, naitront les trois principaux mouvements de Résistance de la zone Sud. Mouvements passant de la propagande à l’action. Action qui, évidemment, change de nature dans son organisation, comme dans ses objectifs lorsque le 11 novembre 1942, après le débarquement allié du 8 novembre en Afrique du Nord, les allemands occupent la zone libre.

« LES » BATAILLES DU VERCORS
Le plan « Montagnards », fin 1942, vise à transformer le Vercors en un vaste territoire occupés par des groupes très mobiles, bien formés, bien armés et destinés à agir de concert avec les unités aéroportées au jour « J » du débarquement de Provence. Cependant, mi 1943, les Alliés changent secrètement de stratégie sans en informer la Résistance qui, de son côté, harcèle l’occupant. Les allemands décident alors d’investir le Vercors. « Le drame du Vercors est dans un immense espoir entretenu et déçu. Mais il est ensuite dans l’horreur des représailles exercées par l’ennemi » dira plus tard le général Alain Le Ray

LES MARTYRS DE BEAUREPAIRE EN ISÈRE
Le 5 août 1944, les allemands, de retour du Vercors, cernent et envahissent le bourg de Beaurepaire, Leur chef, surnommé "Oberland", avec l'aide de sa maîtresse, Mireille Provence", va durant toute une journée, semer la terreur parmi la population. A la nuit tombée, quatre Résistants sont fusillés devant tous les habitants. Le lendemain, les allemands partent, emmenant avec eux une cinquantaine de jeunes Beaurepèrois qui seront, par la suite, emmenés de force en Allemagne pour un "service du travail".

LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE
ET DEUX DESTINS EXCEPTIONNELS
Le général de Gaulle fera Compagnon de la Libération 1.038 personnes. Mais son départ du Gouvernement, le 23 janvier 1946, laissa en particulier, hors de cet Ordre, des Résistants dont des Médaillés de la Résistance qui auraient mérité de devenir Compagnons. Il serait aussi facile, que sans objet, d'esquisser une liste des Résistants y compris ceux de la Résistance Civile qui auraient pu être faits Compagnons de la Libération. Mais deux Résistants auraient, sans nul doute, retenu l'attention du général de Gaulle pour l'attribution de cette distinction : Rose Valland et Ernest Sibiril.

LA VIE PAR DESSUS TOUT
Même dans les pires moments, quand tout semble perdu, quand toute issue paraît fermée, il peut y avoir un sursaut, accompagné d'une bonne dose de chance. Deux histoires de ce type en sont la preuve. La première pourrait s'intituler "Arrêté, torturé, fusillé et ... vivant ! Quant à la seconde, la meilleure description en serait "J'ai survécu au bucher et à 14 balles !"

L'ÉPURATION 1944/1949
L'épuration atteindra la société civile comme l'administration, la classe politique comme le monde économique. Cependant, en 2007, pas plus qu'en 1968, il est possible de certifier l'exactitude de toutes les statistiques figurant dans cette étude. Il est cependant possible d'admettre que ce travail de documentaliste sur des archives multiples approche, au plus près, la vérité historique, y compris pour les exécutions sommaires, que les révisionnistes n'hésitent pas parfois à multiplier par dix.



      RÉPRESSION ET DÉPORTATION



LE CAMP DE COMPIÈGNE-ROYALLIEU
Compiègne-Royallieu fut, de juin 1941 à août 1944, le seul camp de transit établi en France à dépendre directement du S.D allemand. 28 convois (transportant 37.285 déportés) partiront de ce camp français à destination de 7 camps de concentration. Parmi ces convois, il en fut de "célèbres" (convoi des 4.500, convoi des tatoués, Train de la mort) du fait des épreuves exceptionnelles subies par les déportés soit au cours du voyage, soit à l'arrivée dans les camps de destination.

STATUT DES DÉPORTÉS ET INTERNÉS DE LA RÉSISTANCE
Les lois du 6 août 1948 et du 19 juillet 1954 ont fixé le cadre juridique permettant d'être reconnu Déporté-Résistant ou Interné-Résistant.

LA DÉPORTATION/RÉPRESSION
Si la "déportation persécution" trouve son essence dans le refus de reconnaître à l'autre son identité, sa race ou ses croyances, la "déportation répression", quant à elle, fut un des moyens employés pour éliminer tous les autres adversaires du régime totalitaire nazi (Résistants, otages, syndicalistes, communistes ...). L'une comme l'autre furent mises en oeuvre avec une brutalité totale. Une analyse (avec glossaire et statistiques) tirée du Mémorial réalisé par la Fondation de la Mémoire de la Déportation.

LES DÉPORTÉS DE L'ISÈRE (1942/1943/1944)
Un ouvrage magnifique réalisé par le Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble et où convergent les deux mémoires de la Déportation avec les 1.376 déportés "répression" réunis au 873 déportés "persécution" de la liste de Serge Klarsfeld. A noter que cette convergence a aussi été le fil conducteur dans la Drôme. En attendant ailleurs ... Focus sur Fort Barreaux, Centre de Séjour Surveillé (CSS) et le comportement inadmissible des détenus de droit commun

LA DÉPORTATION/RÉPRESSION EN ALSACE MOSELLE
Les deux départements alsaciens (Haut Rhin et Bas Rhin) et celui de la Moselle ayant été annexés, le Gauleiter Wagner ouvre d'abord à Schirmeck un camp de "rééducation" pour les opposants au Reich et notamment à l'incorporation dans la Wehrmacht. Puis un camp de concentration sous autorité SS à Natzweiller-Struthof qui allait recevoir 47.000 détenus dont 1.464 Alsaciens Mosellans (A rapprocher des 6.059 déportés en camps de concentration qu'ont connus les trois départements annexés.)

LA DÉPORTATION DES RÉPUBLICAINS ESPAGNOLS
A la fin de la guerre civile, nombre d'espagnols arrivent en France. En juin 1940, près de 8.000 d'entre eux intègrent l'armée française. La défaite venue, les nazis vont d'abord les considérer comme prisonniers de guerre avant de les déporter vers Mathausen. Comme ils avaient été déchus de la nationalité espagnole par Franco, ils y portaient le triangle bleu des apatrides. Sur près de 7.000 déportés, ils ne seront qu'un peu plus du quart à rentrer de leur "voyage" en enfer.

NUIT ET BROUILLARD, L'OPÉRATION TERRORISTE NAZIE
Analyse du livre de Karl Jonca et Alfred Konieczky. De la mise en coupe réglée de nos stocks de matières premières comme de la saisie massive de produits alimentaires, à la naissance de la Résistance et à sa répression. Et à l'adoption de la procédure "NN", destinée à rayer des mémoires, au sens propre et par des conditions terribles de détention (exemple des 819 "NN" exécutés le 30 janvier 1945, à la prison de Sonnembourg), l'existence même d'êtres humains

LES "NN" DE FRANCE
C'est la volonté du Führer ... que lors d'attaques effectuées dans les pays occupés contre le Reich ... il soit procédé ... avec d'autres moyens que jusqu'à présent ... les peines de privation de liberté ... sont pour de tels actes regardées comme des signes de faiblesses. Un effet de frayeur efficace et durable ne peut être atteint que par la peine de mort ou par des mesures propres à maintenir les proches ... dans l'incertitude sur le sort des coupables" (Lettre accompagnant le décret Keitel du 12/12/1941)



         PERSÉCUTION ET DÉPORTATION



LA PERSÉCUTION DES JUIFS
La "chasse" aux Juifs, responsables de tous les maux allemands, est d'abord théorisée par Hitler dans "Mein Kampf" avant de prendre peu à peu la forme de vexations et violences physiques quotidiennes. Puis, en une dizaine d'années, sous l'effet d'un pouvoir absolu, jamais contesté en Allemagne, antisémitisme et eugénisme vont se traduire par des réalités monstrueuses où la seule faute des suppliciés était de ne pas correspondre aux critères du "nazi idéal".

LE RÉGIME NAZI ET LES HOMOSEXUELS
C'est l'article 175 du code pénal allemand qui va servir de base aux persécutions nazies contre "les éléments nuisibles au peuple". Avec, comme point d'orgue, la création, en 1936, d'un "Office central du Reich pour la lutte contre l'avortement et l'homosexualité". De 1933 à 1945, 100.000 personnes seront arrêtées au titre de cet article. Si, en France, aucun condamné "parti de France" ne l'a été pour ce motif, il n'en a pas été ainsi dans les territoires annexés (Alsace/Moselle) soumis à la législation allemande, où, ils seront 210 à avoir connu la déportation au titre de l'article 175.

L'EUTHANASIE SUR UNE GRANDE ÉCHELLE
Ce "nazi idéal" doit être "sain" jusque dans ses gênes. Son existence ne peut donc s'accommoder avec celle des schizophrènes, épileptiques, faibles d'esprit, séniles, paralysés incurables, hospitalisés à long terme, aliénés .... Il en va, comme le rappelle à satiété la propagande officielle "de la conception morale et religieuse de la vie" ! C'est ainsi que va se mettre en place un programme d'euthanasie (pudiquement appelé "T4") regroupant six instituts, répartis sur tout le territoire allemand, dont l'objectif va être d'éliminer, par tous moyens, même les plus effroyables, ces "indésirables".

LE GÉNOCIDE DES TSIGANES
Les ennemis de l'Etat ou "les nuisibles au peuple" englobent, outre les juifs, les communistes, les socialistes et les francs-maçons, tous les groupes sociaux faibles ou minoritaires, mal vus de la population et marginalisés. A l'image des homosexuels, des mendiants, des antisociaux ou encore des Tsiganes dont on va purement et simplement organisé le génocide.

V1 & V2, DE PEENEMUNDE A DORA
Depuis le début du conflit, Hitler a inscrit, en priorité absolue, la recherche d'armes nouvelles et, à cet effet, a requis tous les chercheurs spécialisés en aérospatiale d'Allemagne. Les premières fabrications des "bombes volantes" V1 et V2 ont lieu à Peenemünde, à l'extrême nord de l'Allemagne. Suite au bombardement allié de la base,la fabrication est rapatriée plus au sud, dans un complexe industriel souterrain créé, dans des conditions proprement épouvantables, par des dizaines de milliers de déportés.

L'HORREUR DU GOUVERNEMENT GÉNÉRAL
Le "summum" dans le degré de cette persécution revient, sans conteste, à l'accumulation des exécutions perpétrées dans le territoire du "Gouvernement Général". Un "état" dans l'état, dominé par des bourreaux et où l'individu n'avait aucun droit, sauf celui de disparaître. Une zone laboratoire de l'horreur où, après les gazages dans le cadre de l'opération "euthanasie", ceux dans des fourgons de camion à partir des gazs d'échappement, les fusillades des "Einzatsgruppen", vont être construits tous les camps d'extermination des juifs d'Europe.



    PENDANT CE TEMPS LA, AILLEURS !



L'OPÉRATION "LYS D'OR"
A l'image de la férocité des nazis ayant mis en oeuvre l'exécution massive des Juifs, Tsiganes Slaves ... comme hissé à la banalité du quotidien tortures, fusillades, pillage généralisé, déportation en camps, les japonais ont fait preuve de tout autant d'ignominie dans les territoires qu'ils ont occupé. Ainsi de l'opération Lys d'Or. Des faits encore mal connus du fait des nécessités géo-politiques de l'après guerre qui ont conduit les vainqueurs a, pratiquement, exonéré le Japon de toute responsabilité face à l'Histoire !



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