BRÉZINS EN 1935

Article publié dans les n°s 80,81 et 82 (Juillet et Octobre 2004, Janvier 2005) de La Gazette Brezinoise"

C'est à Paul Burlet, Brezinot de Paris, que nous devons le contenu "d'Histoires de gens d'ici" pour cette Gazette. Il a eu la gentillesse de réaliser et de nous envoyer une carte commentée qui sera appréciée et examinée attentivement par celles et ceux qui ont connu Brezins tel qu'il le décrit. Ils se souviendront encore avec nostalgie de toutes les boutiques de commerçants et d'artisans, des fabriques devant lesquelles ils passaient sur le chemin de l'école.
Vivre et travailler au pays était encore possible pour beaucoup à ce moment là. Les choses se sont transformées et se transforment de plus en plus rapidement... Le profond des hommes y trouve-t-il son compte ?

Paul Burlet se souvient ....

Au quotidien, Brézins avait une activité économique satisfaisant à ses besoins et parfois permettant des échanges extérieurs grâce à des négociants, des artisans et des industriels.
On a l'impression que le territoire communal a été subi : dès les dernières maisons du village, où que l'on se tourne, on est dans une commune voisine. On dirait que la communauté a été octroyée à Brézins a minima de surface. Dommage pour les finances, les paysans de Brezins ayant leurs terres sur Gillonay, La Côte, Saint Etienne, c'étaient autant d'impôts qui n'entraient pas dans ses caisses. C'est moins important aujourd'hui, la part des taxes foncières est moindre vis à vis de la taxe d'habitation (Brézins s'urbanise) et puis il y a la patente de l'usine. Par ailleurs le sens de l'évolution européenne allant vers le regroupement des services, le rassemblement des communes pousse vers des recherches intercommunales, l'informatique aidant le mouvement. Ainsi on trouve une organisation régionale des pompiers et non plus un corps dans chaque village. De même on ne pourrait pas trouver dans chaque commune une organisation pouvant prétendre attirer des industriels, des centres de stockage, des zones d'activités. Par conséquent, on va vers l'accentuation du lissage des ressources.

Il y a 70 ans, au quotidien, Brézins avait une organisation économique auto-suffisante mais, sauf pour l'alimentation, dès que le besoin appelait le stockage, donc supposait un flux consistant de clients, le produit se trouvait à La Côte ou à Saint Etienne. Et, soit le lundi à Sainrt Etienne, soit le jeudi à La Côte, les Brezinois allaient au marché. La Côte ayant leur préférence s'ils voulaient vendre leurs oeufs ou leurs volailles, ou, les jours de foires, acheter des animaux.
Se trouvaient donc à Brézins, il y a 70 ans, une cinquantaine de fermes (élevage et polyculture). Le flux régulier des ressources venait du lait et, très souvent, du salaire d'une femme travaillant dans une usine de tissage à Brézins, Saint Etienne ou à Saint Siméon. Le morcellement de l'activité agricole entrainait l'entraide entre voisins (attelage, matériel, main d'oeuvre) notamment pour les foins, les moissons, les vendanges et surtout les battages. La multiplicité des ressources favorisait le troc, avec ou sans soulte x (pain contre farine, beurre et crème contre lait, oeufs et volailles contre épicerie, etc ...)

x Somme d'argent qui dans un partage, compense l'inégalité des lots et qui, dans un échange, compense la différence de valeur des objets échangés. (Dictionnaire Le Petit Robert)


Cliquez ici ... pour afficher sur une page indépendante la carte vous permettant de localiser les "lettres' et "chiffres" ci-dessous


1 - Monsieur et Madame BLAIN, forains.

Monsieur Blain était un touche-à-tout, aussi bien mécanicien que pâtissier ou confiseur. Lorsqu'il faisait ses pralines rouges, ses macarons, ses chiques x et autres confiseries, tout le quartier embaumait. Quant à ses roulottes, elles étaient superbement décorées.

x Bonbon qui gonflait la joue des gosses comme la chique de tabac gonflait celle des adultes.


2 - Monsieur GENNEVEY, transporteur (camion) de messageries diverses.

Pendant l'Occupation, il s'est prêté à la livraisons aux épiceries de la région de marchandises que le maquis, à partir de juin 44, réquisitionnait ou se procurait lors de coups de mains. Lorsque le maquis, pour nous le Secteur 3 de l'Isère, dirigé par le Docteur Mariotte, avec comme adjoint Paul Porchey, fut contraint de ravitailler la population via les commerçants qui n'étaient plus livrés, ou bien nous réquisitionnions des camions et les conduisions, ou bien, si le propriétaire du camion était volontaire, ce qui était le cas de Monsieur Gennevey, nous lui laissions son camion et il effectuait nos livraisons aux épiciers et aux bouchers. Afin de le dédouaner, nous mettions un ou deux hommes armés pour faire croire à la contrainte.


3 - Monsieur Léon BRUN, électricien.

4 - Laiterie GATEL

Frédéric Gatel, mari d'Yvonne Porchey, père d'Eliane et de Pierre, a été maire de Brezins et avec son Conseil, a "mis les eaux" à Brezins. L'inauguration a été grandiose. En particulier, à la nuit, sur la passerelle reliant la maison de mes parents à l'usine, le fils de Madame Saviou, l'institutrice, qui était ingénieur, avait réalisé une succession de jeux d'eaux et de lumière.
C'est depuis cette laiterie que la Résistance a été organisée dans la région par Paul Porchey avec l'aide constante de sa soeur Yvonne, en particulier pour la logistique entre Brézins et Grenoble et depuis la ferme Gatel jusqu'aux camps de réfractaires des bois de Roybon. En particulier la ferme était un point de chute des réfractaires au S.T.O x  pour leur départ au 1er Corps Franc de la Drôme, de Geyer xx et également une "boîte aux lettres" de secours xxx

x Service du Travail Obligatoire en Allemagne auquel étaient astreints depuis début 1943 tous les jeunes hommes.
xx Chef maquisard de ce 1er Coprs Franc.
xxx Par boîte aux lettres, il ne faut pas voir un objet mais un lieu qui, selon les circonstances, servait de relais de courrier, d'entrepôt de marchandises, de halte pour des rendez-vous et, en cas de coup dur, de logistique de remplacement, la camionnette étant toujours prête, toujours conduite par Camille Baratier.

A - Château de la Murette

La Baronne s'est distinguée dès l'entrée des Allemands un dimanche de juin 40 en n'hésitant pas à protester auprès des officiers allemands des incartades de leurs hommes. Tant Paul Porchey que sa soeur savaient qu'ils avaient des voisins sûrs. Le gendre de la Baronne, Monsieur Le Coarer, était un scientifique.

5 -
Derrière le mur du château de la Murette, un atelier autrefois de menuisier (Monsieur Machin chez qui mon oncle Julien fut apprenti) et après, un maçon d'origine italienne, peut être s'appelait-il Baptistin.

B - Monsieur Petit, beau-père de mon oncle, avait acheté cette ancienne ferme et, dans les hangars, mon oncle entreposait des billes de bois découpées en planches que, régulièrement, nous retournions afin d'éviter le voilage. Tout ce bois séchait lentement et n'était utilisé qu'après plusieurs années de séchage.

6 - Magasin textile de Monsieur et Madame PETIT

Monsieur Petit allait devenir Maire à la Libération.

7 - Café et cordonnerie de Monsieur et Madame BRUN ("Le Bouif"), les parents d'Auguste.


8 - La forge du maréchal-ferrant, Monsieur ARGOUD

Paulette, sa fille, a décrit les activités multiples des son père dans une précédente "Histoire des Gens d'ici". Un de ses enfants, Georges, agent de liaison F.F.C x a été arrêté et déporté. Il en est revenu très handicapé

x Forces Françaises Combattantes, regroupement de réseaux et mouvements de résistance comme par ailleurs les F.F.I (Forces Françaises de l'Intérieur)) étaient un regroupement des maquis et des Groupes Francs, dont ceux des F.T.P.F (Francs Tireurs et Partisans Français).


9 - Epicerie, bureau de tabac. Famille JOFFRAY puis Madame GIROU et ses enfants

Madame Girou, très bonne cuisinnière, acceptait de faire à domicile des repas de famille. C'est ainsi qu'elle avait bien voulu faire le repas de première communion de ma soeur un dimance de printemps 43 (mai sans doute) x

x Ici Paul Burlet place une anecdote que nous rapporterons quand "Hisdtoires de Gens d'ici" évoquera la Résistance à Brezins.


10 - Café GATEL

Longtemps fermé. Il allait se rouvrir juste avant la guerre, je crois, pour être à nouveau fermé aujourd'hui.


11 - Menuiserie de Monsieur et Madame Julien VIRON, mon oncle

De la pose des vitrages à la fabrication de beaux meubles, avec l'emploi de placage de ronce de noyer (c'était la mode) et bien des copies de buffets double corps de style Henri II, et aussi la fabrication de cercueils jusqu'à ce que Monsieur Manchon père, à la Côte, se mette à les produire en série.

12 - Menuiserie JOFFRAY

Même fonction et même compétence que mon oncle Viron avec, peut être, moins de meubles.

C et D - Maison PEROU et maison GRAND

Deux négociants d'une certaine importance. Je suppose que leur activité a dû remonter à la Grande Guerre. Ils avaient des entrepôts à la gare de la Côte pour le fourrage et les grains. Le camp de Chambarand, avec tous les attelages de l'artillerie devait être leur client principal.

E - La maison VIAL (ancien Maire) et Désiré MOREL

Désiré Morel, constamment actif dans la Résistance près de Paul Porchey, allait avoir un rôle important pour le regroupement des écoles à Brezins.


13 - Epicerie de "La Canotte" x puis de Monsieur et Madame COLLET

Un endroit où on trouvait de tout et où, pendant de la guerre, Monsieur et Madame Collet se débrouillèrent pour dépanner tout Brézins de tout ce qui manquait.

x "la Canotte" était, en réalité Madame Bajat, née Chevallier. On appelait son père "le Canot". Ce dernier devait avoir mal aux genoux car il portait en permanence un mouchoir noué autour de ceux-ci. De là à supposer que "Canot" puisse être un surnom pour "Cagneux", c'est ce que pense Marie Jacquet que nous remercions pour ces précisions


14 - Atelier de mécanique André DOUCET

Un grand professionnel sachant réparer toutes les machines agricoles, comme en construire. Résistant très engagé auprès de Paul Porchey.


15 - Café Restaurant Hôtel PUPAT

Madame Pupat avait une grande réputation de cuisinière et recevait de nombreux banquets. A cet ensemble, s'ajoutait une ferme.


16 - Madame TROPPEL, culottière.

17 - Usine de velours, une trentaine d'employès.

18 - Atelier de crochets

Je n'ai jamais visité cet atelier mais pendant la guerre d'Algérie, du fil de fer barbelé ayant été fabriqué là, je suppose que cet atelier devait être équipé de machines à déformer les fils métalliques ... peut-être des crochets genre crochets d'ardoises.

F - Gare

Sur le quai, on voyait souvent, prêts à l'embarquement, des cressons de Monsieur Laurent et des saucissons Viron-Burlet.

G - La maison PORCHEY

Ancien café célèbre pour les repas de mariage. Je ne l'ai pas connu ouvert mais mon grand père Viron et ma mère, s'accompagnant à la mandoline, venaient y chanter aux mariages.
La maison était devenu celle de Paul Porchey et l'on sait le rôle régional qu'il a eu dans la Résistance. Avec Marie-Jeanne Buttin (La Frette), ils furent les seuls chefs de Groupes Francs de la région, sous l'autorité du commandant Nal, chef des G.F de l'Isère.

H - La propriété GATEL, acquise avant guerre par la commune.

Je pense que ce négociant en grains a eu des difficultés de trésorerie dans une période où le blé se vendait mal, c'était juste avant la création de l'Office du blé. En tout cas, quelle magnifique opportunité pour la municipalité x
Curieusement, à la Libération, le fils de la maison, ingénieur en Alsace où il avait une entreprise construisant des ensembles gazogènes pour camions, s'est trouvé incorporé aux Chambaran et c'est dans une voiture conduite par lui que nous avons rejoint le B.M 4 de la 1ère DFL xx où le bataillon commandé par le Docteur Mariotte allait être intégré pour participer à la campagne de Franche Comté et d'Alsace.

x Acquis en 1936, Frédéric Gatel étant maire (sans parenté avec le propriétaire qui vendait). Frédéric Gatel étant décédé pendant son mandat, la salle des fêtes installée dans les locaux a été inaugurée par son successeur, Mr Trouilloud en 1938 lors d'un bal des pompiers (si la mémoire des dates de Robert Morel, que nous remercions pour ces précisions, est bonne).
xx Quatrième Bataillon de Marche de la Première Division Française Libre.


19 - Cordonnerie de Monsieur PEILLET

Il faisait aussi dépôt de journaux

20 - Ferblanterie de Monsieur FAURE

21 - D'abord une fromagerie puis Monsieur Joseph MEUNIER-MERLIOZ y installe un garage

Peu de voitures mais beaucoup de vélos. Le garagiste était entreprenant et certains soirs, il déblayait tout son garage qui se transformait en salle de cinéma ou bien, le temps des vendanges venu, il mettait en route son alambic et se lançait dans une longue campagne de distillation de rafles des raisins pressés. Et puis, à l'occasion, il faisait le taxi.


22 - Le bourrelier, Monsieur DOUCET

Je crois me souvenir que sa spécialité était les colliers pour lesquels, si nécessaire, il tenait compte du poitrail de tel ou tel animal afin qu'il ne se blesse pas. Il avait un commerce de sellerie à Rives et il était, à Brézins, le propriétaire de l'ancienne Poste où résidait Monsieur Faure.

I - Maison BURLET

Ancienne maison pour loger du personnel travaillant à l'usine de l'autre côté du Rival. Les deux rives étaient reliées par une passerelle. Mon père a acheté cette maison vers 1932. En 1943, il avait un locataire, Monsieur Agnel. Radio, membre d'un réseau F.FC, il émettait clandestinement tout autour de Brézins, remisant son poste, qu'il trimballait sur son vélo, sous du bois de chauffage, dans une cabane en bordure du jardin. Imaginons, lorsque la Gestapo et la Milice mêlées ont débarqué une fin d'après midi 1943 pour arrêter mon père, que ce poste ait été découvert, ou que Page, embusqué dans le rival et bien armé, perde sa patience et son sang froid, car les intrus ne sont repartis que dans la soîrée ... Dans un cas comme dans l'autre, ce lieu serait devenu un lieu de mémoire, ce qui n'a heureusement pas été le cas.


23 - Atelier de tissage à façon de Monsieur et Madame MITIFIOT

Ce sont André Laforge et son épouse qui ont ouvert cet atelier de tissage. Je revois l'atelier vers 1935, Monsieur Laforge réparant, Madame Laforge et quelques ouvriers tissant, canetant etc ... Puis c'est la guerre, la mort de Maurice, le fils, vers 1947, enfin la mort d'André, le père. Madame Laforge, après le décès de son mari a vendu, d'une part la villa à Roger et Jeannine Bergeret, d'autre part, les ateliers avec une sortie sur la route à Monsieur et Madame Mitifiot.


24 - Usine de tissage employant 50 à 70 personnes
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Une usine que je visitais souvent. Je prenais la passerelle la reliant à notre maison par dessus le Rival et j'allais voir ma tante Léonore Burlet, contremaîtresse, soit ma tante Henriette, ourdisseuse. Fil en écheveau que l'on dévidait pour réaliser des bobines que l'ourdissoir mettait en trame ... fil que la caneteuse mettait en canettes ... montage de la trame sur les métiers et furtif passage de la navette faisant au ralenti sortir le tissu du peigne ... rôle du casse-fil permettant à une tisseuse de contrôler plusieurs métiers ... quel spectacle pour un gosse d'assister à la métamorphose du fil en tissu !


25 - Epicerie Mimi DOUCET

Une épicerie d'un autre temps. Ma mère me racontait que c'était à cette épicerie, avant de partir à pieds (à 13 ans !) à à l'usine de Saint Etienne où elle apprenait le tissage, qu'elle achetait une barre de chocolat pour un sou !
Mimi Doucet avait un oncle en Amérique qui était généreux avec l'église du Haut. En particulier, c'est lui qui a financé la pose de l'horloge.
La propriété allait être vendue en viager à Monsieur Laurencin et Suzanne l'a vendue à la commune.

K - Face à la bascule et au café Simian, la résidence de Martial MARION avec son épouse et sa fille.

Martial faisait partie de la "sixaine" x de Paul Porchey. Possédant, avec son frère Jean, à Cours, d'une entreprise de transports de marchandises et de matériaux, il s'est distingué en mettant ses camions à la disposition de Paul et en n'hésitant jamais à prendre le volant pour ravitailler le maquis Geyer, d'abord dans la Drôme des collines, ensuite au Vercors. Martial ne s'est jamais beaucoup occupé de l'absence d'autorisation de circulation hors de la zone habituelle ni des kilomètres parcourus par ses véhicules. Il nous a été d'une aide précieuse.

x Unité de base des Groupes Francs de la Résistance


26 - Café Hôtel SIMIAN

Monsieur et Madame Simian s'occupaient aussi d'une grosse ferme et je pense que Madame Simian tenait pour les voyageurs une cuisine de table d'hôtes. Leur fils, Pierre a été en 1943, réfractaire au S.T.O et a pris la route, conduit par Paul Porchey, du 1er Corps Franc de la Drôme, avec ses conscrits Bergeret, Gerbolet, Bois, Albertin, Vial.


27 - Forgeron et maréchal ferrant, Monsieur CHARIAL

Monsieur Argoud avait la clientèle du Bas, Monsieur Charial, celle du Haut.


28 - Le Café Georges BLAIN

Il a été cédé à Monsieur et Madame Laurencin et s'est enrichi d'une boucherie. Après sa cession, Georges Blain est redevenu forain à plein temps.


29 - Boulangerie Epicerie Marius MOREL


30 - Les cressonières LAURENT

Monsieur Edward Laurent était un homme très entreprenant et qui possédait une grande surface des terres. Avec son fils Alexandre (le mari de Catherine), ils réalisèrent une écurie modèle.


31- Le Café Coiffeur, Monsieur JOUVENAY

32 - Les charpentiers MARTIN, les deux frères aidés du fils de Francis, Jo

Des professionnels de grande qualité, sachant calculer sans autre aide que leur expérience et le sens de l'équilibre qu'ils avaient dans l'oeil, une toiture deux pentes avec débordement d'auvent sur chars ou tomberaux, pour abriter des séchoirs à noix, à maîs ou des récoltes.


33 - Maçon Xavier BRUN

Il était, avec Alphonse Pupat (le fils de l'hôtel), lieutenant de sapeurs pompiers.

J - Château de CHALLONGES

Monsieur et Madame de Challonges sont arrivés pour la retraite de Monsieur ...x

x Qui nous apportera des précisions sur ce point pour lequel Paul Burlet aimerait bien vérifier ses souvenirs ?


34 - Salaisons VIRON - BURLET

Une fabrication de rosettes et saucissons pur porc ainsi que de saucissons mélangés pour l'approvisionnement des bouchers et des charcutiers. De grands professionnels capables, sans chambre froide, ni étuve, de produire des saucissons qui "ne daubaient pas" et attendaient le bon vouloir des clients qui ne se manifestaient qu'aux fêtes. Dès les premières chaleurs, travail de nuit. Des boyaux soigneusement préparés et bien dégraissés. Des courant d'air pour sécher naturellement, le ficelage des rosette étant, par ailleurs, fait et défait plusieurs fois pour soigneusement les brosser. Que de risques pris par ces deux entreprenants !
Après la guerre, tout change : chambre froide, étuves, boyauderie industrielle, livraison des bêtes par quartiers. Mais le temps a passé, les deux associés passent la main à Messieurs Vieux et Pietzo

35 - Dans la ferme du château de Challonges, une porcherie tenue par Monsieur Gambini, employé de La Moderne x

x La Moderne, société laitière ayant son siège à Beaurepaire et une succursale à la Côte Saint André, sur la gauche en montant Les Crozes, où elle a été remplacée par L'Entrepôt. Sur Brezins, c'était la famille Gerbolet qui assurait le ramassage du lait. (Merci aux souvenirs de Robert Morel pour les précisions)


36 - Charron, Monsieur JACQUET

Un remarquable professionnel. Il avait fait à mon oncle Léon Burlet, un char plat transformable. Le plateau ôté, on avait deux trains de roues dont celles d'avant pivotaient à 180° pour le transport des barres de bois servant à la fabrication des piquets. La construction Jacquet autorisait toutes les surcharges, c'était du techniquement robuste. Magnifique souvenir : accompagné de mon oncle, j'ai vu finir le cerclage d'une roue qui, refroidie, tournait impeccablement rond. Quelle précision d'assemblage !


37 - Le plâtrier, Monsieur BERGERET

Ses deux fils se sont engagés dans la Résistance dans la région de Grenoble. Arrêtés, ils ont été tous deux déportés.


38 - Monsieur BERGERET, négociant en bestiaux.

Mort peu après la Libération, c'est son fils Roger qui lui a succédé développant très sensiblement l'entreprise, notamment dans la partie élevage