ANNEXES

  • Carte secteur 3 A.S Isère ... Cliquez ici ...

  • 29/10/1944 - Courrier au Premier Président de la Cour d'Appel de Grenoble ... Cliquez ici ...

Courrier demandant l'annulation des poursuites initiées par les tribunaux de Vichy ...


Première page des statuts du S.O.G transformé en Association après la Libération




12/06/1945 - Attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze
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  •  03/07/1945 - Courrier du Maire de la Côte St André ... Cliquez ici ... 

Courrier autorisant la pose de la plaque en souvenir des disparus du SOG dans l'escalier d'honneur du collège de la Côte Saint André ...

  • 27/03/1946 - Attestation du Lieutenant-Colonel Geyer ... Cliquez ici ...
  • 12/07/1946 - Convention avec Jean Serrières   ... Cliquez ici ...

Convention portant transfert de la responsabilité de l'édition de "L'Écho de la Bièvre et des Chambaran

21/11/1946 - Attribution Médaille de la Résistance

Créée par Ordonnance du 9 février 1943, la Médaille de la Résistance Française a été attribuée entre le 07 janvier 1944 et le 31 mars 1947 (31 décembre1947 pour l’Indochine) à 47247 personnes - dont 16000 environ à titre posthume (fusillées ou mortes dans les camps de déportation).
Dix sept communes et le territoire de la Nouvelle Calédonie ont reçu cette décoration ainsi que vingt et une unités militaires et quinze collectivités civiles.

Texte de la citation  ... Cliquez ici ...
Jeune résistant d’un courage et d’une activité à toute épreuve. Fondateur d’un groupe de Résistance qu’il anime, se dépense sans compter. Recherché par la Gestapo, passe au maquis, prend part aux actions diverses avec intrépidité. Blessé, n’attend pas sa guérison pour aller poursuivre la guerre avec la 1ère Armée Française, d’où il revient réformé pour reprendre ses études.

  • 29/04/1947 - Attestation du Commandant Mariotte... Cliquez Ici ...
  • 13/10/1974 - Inauguration de la rue Vincendon

"Mesdames, Messieurs,

En inaugurant la rue Gabriel Vincendon, fils d'Ancien Combattant de la guerre 1914-1918, ancien de la Résistance, mort pour la France à 22 ans, nous sommes venus nous souvenir.

Qu'il me soit, tout d'abord, permis de remercier Monsieur Bergeret et son Conseil Municipal, d'avoir bien voulu donner le nom de notre ami à une rue de sa ville natale, et d'adresser à Madame Gabriel Vincendon, ma reconnaissance pour avoir agréé cet emplacement.
1940, c'est loin, et pourtant c'était hier qu'un jeune garçon de 14 ans, à la tête d'archange, aux yeux clairs, à la bouche rieuse et moqueuse, à la démarche élégante, hantait dans le voisinage, le collège de la Côte Saint André : "Le Château".
Brillant élève, plutôt littéraire, il aimait écrire, polémiquer, discourir, parler débattre, remuer des idées et des faits...
Et c'est sans doute cette agilité d'esprit, cette ouverture intellectuelle, cette facilité d'analyse qui, rapidement, lui firent percevoir que si le temps continuait à s'écouler au rythme immuable des saisons, le Pays occupé, lui, était progressivement plongé dans une longue nuit dont l'obscurité ne s'élèverait qu'avec la Reconquête du droit à l'expression, à la considération, à la dignité. Alors, il s'engagea.

Par la plume et par le verbe. Et je me souviens que dès le début de l'occupation, il produisait chaque jour en classe des notes de nouvelles qu'il captait sur les ondes libres et qu'il commentait. Notes qui devaient être suivies de nombreux tracts, illustrés avec talent par notre ami Chapéron, ainsi que de multiples actions de propagande.
Par l'action directe. En entraînant tous ses camarades de 3ème année à fonder, le 11 novembre 1942, le 1er mouvement organisé de Résistance de la région, mouvement qui fit partie de "Combat" puis en 1943 qui fut directe-ment rattaché au Docteur Valois. Mouvement qui, pour la petite histoire, fut, en 1943, porté au répertoire du BNCRA d'Alger. Mouvement qui s'employa, au delà de la propagande, à conduire toutes les actions de renseignements et de Résistance qui lui furent confiées, mais qui, surtout, en rayonnant tout autour du Château, joua le rôle de révélateur et suscita la création de nombreuses sixaines. Mouvement qui perdit huit de ses membres dans les combats de la Résistance, incorporés à des maquis tels ceux de Chambaran, de la Chartreuse ou du Vercors, et dans les opérations qui suivirent la Libération.
Septembre 1943. Deux mandats d'arrêt obligent Gabriel Vincendon à fuir sa ville. A 17 ans il s'intègre au 1er Corps Franc de la Drôme, fondé par Geyer, Lieutenant au 11ème Cuir. Quelques mois dans ce maquis et, après de multiples péripéties, il passe en Espagne où il est interné, arrive à Alger, s'engage dans l'aviation et nous revient, après la Libération, Lieutenant Navigateur Bombardier. Juste une pause et c'est l'Indochine, la matériel de récupération, le tour de force quotidien …. Jusqu'au jour où la machine, décidément trop fatiguée de jouer avec les nuages, abandonne dans une colline, l'aventure et son équipage. C'était le 29 juillet 1948.

Les obsèques du Lieutenant Vincendon, Chevalier de la Légion d'Honneur, eurent lieu à la Côte Saint André. Elles furent à la mesure de la peine de sa famille, de ses amis, de sa ville. Aujourd'hui, en inaugurant cette rue, le temps ayant donné raison à ceux qui, comme notre ami, sans doute conditionnés par leur éducation, leur milieu familial et leurs maîtres, s'acharnèrent, seuls ou presque, à militer en faveur d'une cause dont la noblesse fut poliment reconnue par tous mais dont l'intérêt immédiat échappât à la plupart, les faisant passer souvent pour des fous, des fanatiques, ou des rêveurs, Il me semble que nous accomplissons un geste de résurrection en hissant de la terre à la lumière de l'histoire le nom de Gabriel Vincendon.
A l'ombre du Château, voisinée par la Chartreuse, aperçue par Belledonne, dominée par le Vercors, nous inaugurons aujourd'hui, une rue, portant dorénavant le souvenir d'un jeune homme qui, dans des circonstances exceptionnelles, sut avoir une attitude exemplaire.

Il s'appelait Gabriel Vincendon.
        (Paul Burlet)
 

  • 04/12/1979 - Attribution de la Médaille Militaire



 









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Le Général de Division Morel remet la médaille militaire à Paul Burlet. A droite, Paul Porchey. La cérémonie se déroule devant le monument commémoratif du Chambaran le 8 juin 1980

  • 05/05/1991 - Attestation de Paul Porchey ... Cliquez ici ...
  • 17/06/1993 - Article de Gérard Burlet dans le journal " La Marne" ... Cliquez ici ...
  • 17/10/1993 - Attribution de la Légion d'Honneur













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De gauche à droite, le Général Jean Simon, le Président Jean Jacques de Bresson et Paul Burlet



La réception a lieu dans la salle d’’honneur “Charles de Gaulle” du Musée de la Chancellerie de l’Ordre de la Libération, sous la présidence du Chancelier, le Général d’Armée Jean Simon. C’est le Président Jean Jacques de Bresson qui est le parrain du récipiendaire. Le protocole est assuré par le Colonel Loïc Le Bastard.

Monsieur le Chancelier, je vous remercie d’avoir bien voulu présider cette cérémonie,
Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir accepté de m’accueillir dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Lorsque mon ancien Chef de groupe au maquis de Chambaran, Paul Porchey, récemment décédé, a initié ma demande de Légion d’Honneur en complicité avec le Président Choain, c’était dans le but d’honorer, à travers ma personne, le mouvement de résistance du Collège de La Côte Saint André (Isère) et spécialement ses morts : Louis Maige, Roger Davion, Pierre Tuaillon, Raymond Page, Gabriel Vincendon, Henri Goepp, Jean Gelas. C’est donc en souvenir d’eux que je reçois et vais porter cette haute distinction, associant à cet honneur le souvenir de mes parents qui n’ont pas passé, de mon fait, sans dommages et sans peines, cette période de l’occupation et de la Résistance. Mais, tout en mesurant, après la Médaille Militaire, l’importance que revêt, pour moi et ma famille, l’attribution de la Légion d’Honneur, je voudrais vous dire, et spécialement parce que nous sommes dans cette maison gardienne de la mémoire de hauts faits, combien j’associe à cette Légion d’Honneur, la Médaille de la Résistance Française qui m’a été attribuée lorsque j’avais 20 ans. Depuis près de 50 ans, je porte cette décoration voulant ainsi témoigner d’une époque où, sans doute conditionnés par leur éducation, leur milieu familial, leurs maîtres, des poignées de volontaires se sont acharnés, seuls ou presque, au péril de leur vie et de celle de leurs proches, à militer en faveur d’une cause dont la noblesse fut poliment reconnue par tous plus tard, mais dont l’intérêt immédiat, échappant à la plupart, les firent passer pour des fous, des fanatiques, des réfractaires, des terroristes …. ou des rêveurs, Avant qu’ils deviennent très officiellement, la Libération venue, des combattants valeureux.
Monsieur le Chancelier, Monsieur le Président, et vous tous qui êtes ici ce soir, je vous remercie pour votre présence et pour votre aimable attention.

  • 27/07/1994 - Courrier à P.Escolan et L.Ratel, auteurs du Guide Mémorial du Vercors 

Messieurs,

C'est avec un grand intérêt que je viens de lire votre livre sur le Vercors et je vous adresse tous mes compliments pour le travail de recherche et d'écriture que vous avez accompli. Ce livre, après notamment ceux de Paul Dreyfus, aide à prendre du recul sur les évènements, dégage une chronologie et précise mieux l'Histoire du Vercors.
Ancien du 1er Corps Franc de la Drôme, du Vercors et de Chambaran, je retrouve dans votre livre des moments que j'ai vécus. Certes, étant donné mon âge (j'avais 18 ans lorsque je suis arrivé le 1er septembre 1943 à la suite d'un mandat d'arrêt à St Christophe le Larris) je n'ai eu que des responsabilités limitées et je n'ai jamais été au courant, pendant ma présence au maquis, des plans généraux, des stratégies, des tensions humaines au sommet que vous rapportez.

Vu d'en bas, présent par idéal, croyant en la qualité de mon encadrement, jusqu'à la Libération, tout m'a paru très clair. Nous étions là pour résister à la pression de l'occupant et pour le faire le mieux possible (un des grands mérites de Geyer a d'ailleurs été son souci de formation nous permettant d'être aptes à la guérilla, nous mettant en mesure de mener des combats faits de surprises et d'aptitudes au décrochement). Certes les maquis d'avant le 6 juin 44, et d'après, ne se ressemblaient pas, ni par l'importance des effectifs, ni par l'aptitude au combat, ni par l'armement. C'est de l'afflux de volontaires après le Débarquement que sont nés de nombreux maquis autour de structures clandestines déjà en place. Ce fut le cas des maquis de Chambaran du Commandant Mariotte et c'est comme spécialiste des armes et des explosifs que Geyer m'a "prêté" à Chambard, adjoint de Mariotte.

Le Lieutenant Porchey, dit Chambard, dit Gatel, a été très actif dès 1942, dans la Bièvre et le Chambaran. En particulier, il a beaucoup aidé matériellement, avec sa sœur, Madame Gatel (laitiers, ils disposaient de véhicules) le 1er Corps Franc de la Drôme de Geyer. C'est aussi, tout naturellement, que du ravitaillement, Chambard est devenu le lien entre les réfractaires aux STO et Geyer et a conduit au 1er Corps Franc nombre de réfractaires, dont mon ami Vincendon et moi, le 1er septembre 1943, à la suite de notre mandat d'arrêt pour "destruction par explosion d'édifice privé". Des liens d'estime, de connivence, d'amitié se sont noués entre Geyer et Chambard et ont duré jusqu'à leur mort récente. Porchey-Chambard recherché par la Milice et la Gestapo a du fuir son domicile début 1944 et s'est caché dans le Chambaran, qu'il connaissait comme sa poche, préparant avec Mariotte les maquis qui se sont implantés sitôt après le 6 juin (le premier d'entre eux, celui de Chambard, voyant le jour dans la ferme de Madame Gatel à Roybon). Sa connaissance du Chambaran avait conduit Chambard à mettre en place divers réseaux d'information pouvant aider à la sécurité des maquis. C'est un de ces réseaux qui alerta Chambard sur la présence des "canons du camps militaire de Chambaran" et amena ce dernier, par l'intermédiaire de Baruel, Cazeneuve et Michal ravitaillant le Vercors, d'alerter Geyer qui les fit capturer et monter au Vercors (votre récit, page 249. Voir également pages 94/95 le récit de Pierre Deveaux "Le Bataillon de Chambaran"). Pour cette action, Chambard devait d'ailleurs recevoir la Légion d'Honneur.

Détail amusant, la photo que vous reproduisez page de garde de votre livre est extraite d'un lot de photos prises en juillet 44 au camps Chambard au cours d'un exercice de service en campagne et on y voit, a droite en gros plan, Chambard (je suis à côté de lui). Lorsque vous aurez l'occasion, pour une nouvelle édition, de compléter votre récit de la page 249, introduisez le nom de Chambard. Il sera ainsi doublement à l'honneur.

Blessé en août, une mauvaise plaie gangrenée m'a handicapé et j'ai du quitter, pour être réformé, le BM4 de la 1ere DFL en septembre 1944. J'ai eu ainsi l'occasion de faire vivre pendant un an, un petit journal né dans la clandestinité "L'Echo de la Résistance" que j'ai transformé en "Écho de la Bièvre et des Chambarands". A ce titre, outre des chroniques locales, j'ai publié d'une part toute une série d'articles sur nos morts du Secteur 3, et, d'autre part, me suis intéressé à quelques sujets délicats dont "l'affaire de Voiron' et le cas "Geyer".

Pour l'affaire de Voiron, connaissant un des élèves déportés, j'ai eu l'idée, courant 1945, d'aller rendre visite à la famille de Girard et à celle de Colona qui m'ont remis les photos dont vous faites état et que j'ai publiées. J'ai eu divers entretiens avec Monsieur Girard père qui était Ingénieur à la SNCF à Grenoble et je dois dire que 50 ans après, je conserve le souvenir d'une famille bien en rapport avec les témoignages sur la très grande dignité manifestée par le jeune Edouard dans le malheur et face à la mort. Et 50 ans après, me souvenant combien dans le civil ou dans le maquis, nous étions encadrés (spécialement à partir de 1943), je ne peux pas imaginer, surtout si l'on tient compte du caractère réfléchi et responsable de ces étudiants, que l'affaire Jourdan n'ait pas été pensée, réfléchie et décidée par un niveau bien supérieur à celui des élèves de l'ENP. Mais, bien sûr, il y a la petite fille et il est tentant de mettre sur le dos d'une bavure venue de circonstances imprévisibles, l'acte tout entier commis sur l'initiative de morts. Mais je ne pense pas qu'historiquement cette affaire soit actuellement complètement claire. Sachez cependant que, dans l'instant, l'éradication de la Famille Jourdan ne nous a pas fait verser une larme, tant les tensions de guerre civile avaient radicalisé les positions des deux camps et tant un personnage comme Jourdan, par son action pernicieuse sur certains jeunes (il faut voir la liste des miliciens pour une petite ville comme Voiron) était honni. Et si l'on ajoute son rôle dans la mort de Vallier, personnage mythique s'il en fut pour tout résistant de la région de Grenoble, imaginez la haine que Jourdan avait fait naître. Alors l'affaire Jourdan, affaire locale ?

Je me suis également intéressé à la mort du Docteur Valois parce qu'avec Vincendon, lorsque nous avons créé, le 11 novembre 1942, au Collège de la Côte Saint André où j'étais le surveillant d'internat, un mouvement de résistance, nous avons rencontré le Docteur Valois et qu'il est devenu notre chef. Avec Vincendon, nous l'avons plusieurs fois rencontré et je garde les souvenir d'un homme d'action, ne craignant pas de mourir, sachant que seul l'engagement pourrait permettre de "sortir de la nuit". J'apprécie donc tout particulièrement la façon dont vous parlez de lui et le récit que vous faites de son suicide.

Et puis il y a le cas Geyer. Certes, il n'est pas mort dramatiquement, mais sa disgrâce à la Libération l'a meurtri jusque dans sa vieillesse. Affecté à un centre équestre de l'Armée à Fontainebleau, je l'ai rencontré, entouré de sa nombreuse famille, en 1945. Après avoir porté à bout de bras le 11eme Cuir, il était relégué à des taches bien modestes. Il avait conservé des archives sur le 1er Corps Franc et le Vercors et il me les a ouvertes. J'y ai puisé deux articles que j'ai publiés. Ils n'ont pas grand intérêt 50 ans après tant les documents publiés depuis, dont votre livre, sont de bien meilleure qualité. Mais, il y a une chose qui me gêne, c'est que vous repreniez, de même manière, le doute d'Amouroux sur la fuite de Geyer de Lyon, à cheval. Je n'y étais pas et je ne peux pas en parler aussi bien que pourrait le faire Bozambo, mais je tiens ce départ dans la clandestinité, à cheval sur Boucaro, de la bouche même de Geyer. Et comme dans l'âme, Geyer était un Cavalier (Cadre noir de Saumur), que Boucaro a été dans la Drôme, puis au Vercors de tous nos déménagements, j'aimerais croire au récit de Geyer. D'autant que se faire passer en revue, mal vêtus, mal armés comme devaient l'être les soldats de Bourbaki, par Geyer en grande tenue, monté sur Boucaro, reste, pour moi, un souvenir puissant de septembre 1943. Car ce bougre d'homme dégageait un charisme extraordinaire. Et comme, de plus, il était habile manœuvrier et terriblement courageux, il n'y a pas de raison pour que l'homme et le cheval n'aient pas pris le chemin de la clandestinité de concert … et, peut être l'un sur l'autre. Pourquoi Geyer a t-il été si peu récompensé de son action de 1942 à 1944 dans le maquis ? Était-ce parce qu’il ne sortait ni de Saint Cyr, ni de Poly-technique et qu'il aimait mieux le terrain que les réunions d'État Major ? Était-ce parce qu'il a pris des positions politiques croyant ne pas en faire (de politique) ? Je n'en sais rien mais je peux dire que quelqu'un ou quelques uns l'ont barré. A commencer par la croix de la Libération, qu'on lui a refusée (et cela, malgré l'intervention de mon ami Romans Petit). Je ne voudrais surtout pas que vous pensiez que les mérites des Généraux Descours, Huet, Le Ray ne sont pas ceux qu'on leur reconnaît, mais je trouve que Geyer aurait du être mieux récompensé, que sa fin de carrière comme Colonel me choque, qu'il a été retiré du cercle des pionniers émérites d'une façon très injuste et que j'aurais aimé qu'il soit plus valorisé dans votre livre. Mais, peut être n'avez vous pas eu la possibilité d'écouter, avant son décès, son témoignage, tant il était devenu, dans sa vieillesse, intouchable ?

Et j'ai gardé pour conclure un ultime remerciement pour m'avoir révélé, page 206, le nom de mon ami Gadon (André Couderc). Je savais combien il était mort atrocement. Ce n'est pas le seul camarade mort pendant ces évènements, mais Gadon, pour moi, est à part. Toujours de bonne humeur, toujours disponible, toujours une histoire à raconter avec son accent de Poulbot, toujours une chanson aux lèvres et, notamment, ces chansons qui dans notre situation étaient un vrai dépaysement parlant d'îles, de plages, de sable … 50 ans après, j'entends ces chansons qui voulaient "éclairer la nuit", je pense à Gadon et je suis heureux de connaître son nom … grâce à vous.

Je vous prie de croire en l'expression de mes sentiments distingués.

Paul Burlet

P.S : Si vous voulez recueillir le témoignage de Pierre Deveaux qui a écrit un remarquable livre sur le Secteur 3 et le bataillon Chambarand, vous pouvez le contacter de ma part : Route de la Côte Saint André - 38870 Saint Siméon de Bressieux (Le Bataillon Chambarands Secteur 3 de l'AS de l'Isère Éditions PUG "Résistances" Grenoble.