DEVOIR DE MÉMOIRE

Ci-contre le monument des anciens du maquis des Chambaran érigé dans la forêt au dessus de Viriville.  Les points bleus désignent les disparus du S.OG soit de haut en bas et de gauche à droite : Raymond Page, Pierre Tuaillon, Roger Davion, Louis Maige Henri Goepp, Gabriel Vincendon, Henri Collioud. Un nom y manque, celui de Jean Gelas.

L'étape suivante va débuter avant la fin "officielle" de la précédente. Je suis à la maison à soigner ma blessure quand Paul Porchey, début octobre 1944, me prévient que Léon Mottuel, secrétaire de Mairie et Greffier du Tribunal de Saint Etienne de Saint Geoirs, demande à me voir. Si je connais bien l'homme (pendant l'Occupation il a été membre d'une sixaine et responsable d'un journal clandestin "L'Echo de la Résistance"), je ne sais pas ce qu'il peut me vouloir et son émissaire se garde bien de me dévoiler quoi que ce soit. A peine m'explique t-il, durant le voyage que " Mottuel souhaite se lancer en politique et que pour cela, il doit laisser tomber tout ce qui peut lui donner une image trop partisane. "
A peine arrivés au rendez-vous, Léon Mottuel, après quelques formules de politesse, aborde sans détour ce qu'il souhaite. " Pour des raisons qui me concernent, je dois abandonner "L'Écho" et il me faut trouver quelqu'un pour prendre la suite. J'en ai parlé à Gatel. Il m'a parlé de toi. Je trouve que c'est une bonne solution. Est-ce que tu acceptes ? "
Je suis littéralement abasourdi par cette proposition. Je ne vois pas ce qui a pu conduire à me désigner. Je n'ai, comme beaucoup d'entre nous, jamais caché ma fascination pour l'univers de la presse. Mais de là à me retrouver "acteur" dans un milieu dont j'ignore tout, il y a un fossé que mes interlocuteurs me paraissent avoir franchi bien rapidement ! D'autant que si j'accepte, je fais un choix qui, au fil des mois, va plus relever du défi que de la sinécure. Défi de découvrir et d'apprendre un métier, mais aussi de le rendre compatible avec ma décision de reprendre mes études et de passer mon baccalauréat. Après quelques jours d'hésitation, la tentation est plus grande que la raison et je réponds favorablement à la demande.

A l'écriture de ces lignes, où je mesure combien cette décision a irrémédiablement orienté toute la suite de ma vie, je ne peux m'empêcher de me poser cette question " Et, si c'était à refaire, que ferais-je ? " Accepterais-je, une seconde fois, de suivre, après le bac, un stage de formation pour un diplôme de "dessinateur - géomètre - topographe" (où je me suis beaucoup plu à faire des mathématiques et des relevés de terrain) qui ne débouche pas sur un métier ? Accepterais -je de démarrer une licence de droit pour ne jamais la finir ? Et, surtout, accepterais-je de mettre un point final à une formation d'enseignant prévue à l'École Normale d'Instituteurs de Grenoble 63 où m'attend ma bourse et la possibilité de passer le concours de Saint Cloud dont je rêve de sortir professeur d'histoire et de géographie, comblant ainsi les vœux de mes parents. Si c'était à refaire …. Si c'était à refaire, j'aurais toujours 19 ans, la tête pleine d'un idéal de liberté et de justice forgé par l'action, je continuerais à sortir de deux années de vie indépendante et aventureuse et je pense sincèrement que je ne pourrais pas plus imaginer redevenir étudiant à plein temps et vivre en internat
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Rédacteur en Chef à tout faire à 19 ans !

Ceci étant, accepter la responsabilité d'un journal est, à ce moment, purement de principe car je n'oublie pas la réalité, je n'ai ni moyen, ni argent. De plus, à 19 ans, je suis toujours mineur et, de fait, dans l'incapacité juridique d'être gérant. Léon Mottuel, conscient de ces handicaps, a tout prévu. Ensemble, nous nous rendons sous la halle de Saint Etienne où entre une pâtisserie et un imprimeur, nous pénétrons dans la boutique du marchand de journaux. Monsieur Genevay, hôte des lieux, nous accueille avec une gentillesse souriante. C'est un "vieux" célibataire à qui, je m'en apercevrai vite, l'image de "brave homme" (faite de disponibilité attentive et d'une volonté omniprésente de rendre service par plaisir) colle comme un gant.
" Genevay, je te présente Burlet. C'est lui que je vois pour prendre la suite de "L'Écho". Il ne connaît pas grand chose en la matière, mais il est débrouillard et pas bête. Qu'en penses-tu ?
- Cela me paraît une bonne idée ! - répond notre homme de presse, après m'avoir jeté un coup d'œil scrutateur. Pure formalité que cet échange, puisque, manifestement, les deux "compères" se sont déjà entendus à mon sujet.
- Seulement, il y a un petit problème, Burlet est encore mineur. Accepterais-tu d'être le gérant ?
- Bien entendu. Mais attention, pas question que je néglige mon commerce ! "
En deux échanges, mon sort est réglé !

A l'origine, il est prévu de sortir quatre à cinq numéros. Mais la forte demande, et l'intérêt prenant de l'importance au fur et à mesure que le "métier" s'installe, ce sont, finalement, quinze numéros qui vont paraître en dix-huit mois d'activité. A chaque fois, il s'agit d'une véritable aventure. Tant pour toute l'équipe rédactionnelle (c'est à dire ... moi !) que pour l'imprimeur (la boutique d'à côté !) qui "cale" manuellement, lettre après lettre, la totalité de l'ouvrage. Je rédige, rature, remet en forme article après article, soit en les signant de différentes façons 64, soit en reprenant et en les rendant juridiquement "imparables" ceux qui me sont adressés et qui sont, bien entendu, publiés sous les nom, initiales ou "pseudonyme" de leurs auteurs. Cependant, exprimer les avis ou opinions de tout le monde relève de l'impossible. Par manque de place, bien sûr, mais aussi, parce qu'il faut, en permanence canaliser certaines proses afin de les maintenir en deçà de la "ligne de diffamation". Une ligne d'ailleurs généralement franchie par les centaines de lettres anonymes reçues à la rédaction et qui sont autant de dénonciations de "soit-disants collaborateurs", de secrets d'alcôves, de règlements de compte, de vengeance, de menaces ou d'insultes. Ce flot ininterrompu pendant plusieurs mois me laisse imaginer, avec effarement, ce qu'il a du être pendant l'occupation, un temps où de tels procédés étaient régulièrement encouragés par les autorités d'alors.

Chaque numéro est tiré entre 3000 et 4000 exemplaires, (sauf les numéros spéciaux), dont le quart environ est réservé aux abonnés. Problème épineux que la gestion de ces derniers tant l'inflation est galopante. Il n'est pas rare de voir l'abonnement "grimper" de 40% d'un numéro à l'autre, ce qui ne simplifie pas la comptabilité tenue par Monsieur Genevay. Le reste de la diffusion est assuré, à la fois, par le biais d'un réseau de marchands de journaux 65 que j'approvisionne à vélo et, notamment pour les numéros spéciaux, grâce à l'aide de dizaines de bénévoles. Moments importants que ces éditions spéciales qui coïncident avec des évènements liés au souvenir et à l'inauguration de stèles 66 Non seulement le tirage passe alors de 4 à 10000 exemplaires, mais en plus nous éditons des cartes postales à l'effigie de nos morts dont la vente à la nombreuse assistance permet au journal de continuer à vivre tout en participant financièrement à l'érection des monuments.

Le titre évolue au fil du temps. Celui du premier est (retenez votre souffle !) " L'Écho de la Résistance de la Bièvre et des Chambarand" assorti du sous-titre "Organe mensuel de la Résistance, du Comité de Libération, du Mouvement de Libération Nationale 67 du Front National 68 et du FUJP 69 du Canton de Saint Etienne de Saint Geoirs". Dans le suivant, il se réduit à "Organe mensuel des Forces Unies de la Résistance du Canton de Saint Etienne de Saint Geoirs". De décembre 1944 à mai 1945, le titre est simplement, "L'Écho de la Résistance" suivi de "Bulletin d'information des Résistants de la Bièvre et des Chambarand"

Mars 1945, les anciens du S.O.G se réunissent, dressent un bilan de leur action depuis 1942 et décident de transformer le Mouvement de résistance en association. Ceci est encouragé par René Barberet, Léon Mottuel et Désiré Morel, représentants locaux de différents Mouvements de Résistance. Cette initiative va heureusement coïncider avec l’arrivée d’une nouvelle plus préoccupante. En juin, l'État de droit reprenant progressivement sa place, je reçois un courrier me demandant comment est imprimé et diffusé “L’Echo”. S’agit-il d’un journal au sens “presse” ? Si oui, pourquoi est-il réalisé sans en assumer toutes les contraintes légales que connaissent les autres titres ? (et s'agissant d'un écrit officiel, inutile de dire que le mot "légal" est synonyme de "fiscal"). Compte tenu de la légère structure faisant fonctionner l'Écho, de son budget sur le fil du rasoir, il est matériellement impossible de se conformer à la demande du Ministère. L'alternative est d'une rude simplicité : disparaître ou modifier radicalement l’approche. Il est alors décidé de profiter de la création de l’association S.O.G et de faire de l'Écho son bulletin officiel de liaison. C'est ainsi qu'il devient définitivement "L'Écho de la Bièvre et des Chambarand" avec pour sous-titre "Bulletin d'information de la Campagne 70 Résistante - Dans la clandestinité l'Écho de la Résistance" 71

Pour "intellectualiser" le support ou lui donner une image le rapprochant des habitudes des autres journaux, une citation est inscrite en haut de la "une". Choisie en fonction de l'atmosphère du moment, elle se veut l'illustration en quelques mots, du contenu du journal. En juin et juillet 1945, c'est " J'accuse " (celui de Clemenceau et non de Zola, sans que je me souvienne pourquoi l'un plutôt que l'autre !). De septembre à février 1946, c'est une pensée de Pasteur, " Chacun, dans la mesure de ses forces, doit se rendre utile à son pays " 72 Quant aux derniers numéros, ils portent en exergue une parole d'Orsini (choisie pour sa force évocatrice et féroce du mépris de la lâcheté et non comme hommage à un anarchiste 73) " Veuillez prier Monsieur l'exécuteur de ne pas jeter ma tête dans le même panier que celle de cet homme qui tremble "

Format et pagination suivent aussi une évolution. Les huit premiers numéros sont de simples "recto/verso" d'un format légèrement inférieur au A3. Les sept suivants passent au format "tabloïd" et (sauf pour un) à 4 pages. Ceci m'amène à rechercher un imprimeur disposant de matériels plus puissants et aptes à tirer dans ce nouveau format. C'est ainsi que je fais la connaissance, à la Côte Saint André, de Monsieur Serrière. Un personnage haut en couleurs, de l'âge de mon père, et typiquement "ouvrier du livre", c'est à dire travailleur, râleur et … communiste convaincu 74 Très vite, nous trouvons un accord. Il accepte de tirer, à crédit, quelques numéros si en contrepartie, je l'aide à faire le tirage. Par honnêteté, j’attire son attention sur les risques encourus à imprimer ce journal dans une ville où certains cultivent encore activement la nostalgie du régime de Vichy. La réponse est rapide : " Je n’en ai rien à faire. Et s’ils me cherchent, qu’ils y viennent ! " Avec lui, je vais donc m'initier à la composition, au calage des clichés comme aux essais d'encrage. La ligne éditoriale, quant à elle, va aussi, subir des changements. Les premiers numéros (particulièrement ceux d'octobre et novembre 1944) ont pour objectif de maintenir l'esprit de résistance. En quelque sorte, il s'agit plus de journaux "militants" que d'information. A compter du troisième, un éclairage particulier est porté sur les figures de la résistance locale, tant par devoir de mémoire que par rappel que la liberté que nous venons de recouvrer n'a pas été exempte de drames et sacrifices. Ainsi et pour ne retenir que des personnages dont j'ai déjà évoqué le souvenir par ailleurs : Louis Maige (janvier 1945), Pierre Tuaillon (février 45), Roger Davion (mars 45), André Roure (avril 45), Raymond Page (mai 45), Colonna et Girard (septembre et novembre 45), Gabriel Vincendon (novembre 45) ou Geyer Thivollet (janvier et mars 46).

Parallèlement à ces "rappels de mémoire", le journal, progressivement, se dote d'une mise en page récurrente. Outre les compte-rendus sur les manifestations locales ou certains faits divers 75 des rubriques régulières apparaissent comme "Sous la Lampe" (qui n'est pas sans m'évoquer aujourd'hui la fameuse "Mare" du Canard Enchaîné), des fiches pratiques (le réajustement du prix des baux), des débats (pour ou contre l'école libre ?) ou de l'humour (qu'est ce que la paix ? Pour un Anglais, c'est une sécurité, un Italien, un compromis, un allemand, une trêve et pour un Français, un rêve!). Sans oublier qu’à compter du numéro 6, la publicité fait son apparition.

ARCHIVES : Echo de la Résistance n°1 - n°2 - n°3 -n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8
ARCHIVES : Echo de la Bièvre n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8

Je deviens "abl 260", adjoint à "ABL 260" !

La fête des conscrits de 1945, va “sonner le glas” de cette expérience. J’y retrouve Christiane, une conscrite parisienne, qui s’avère être la jolie rousse (blond vénitien tient-elle à toujours rappeler !) qui, en mai 44, s’était refusée à ce que je lui réquisitionne son vélo. Les plus belles histoires sont celles qui commencent mal a t-on coutume de dire ! C’est celle qui, en tout cas, fin 1946, va provoquer mon départ du Dauphiné pour la capitale et d’autres horizons professionnels.
Qu’aurait pu être le futur sans cette rencontre ? Il est une chose certaine, s’il me reste de cette aventure une collection complète des quinze numéros 76, et si, en ce qui concerne la fixation de la mémoire des faits et des hommes, si modeste que fut mon rôle, j’ai la satisfaction du devoir accompli. j’ai toujours le regret d’avoir arrêté cette expérience journalistique. La continuant, il est probable qu'en parallèle à ma licence de droit, j'aurais poursuivi ce journal et, qui sait, peut être l'aurais-je transformé en journal régional durable où, un jour. mon fils m’aurait rejoint. Quoiqu’il en soit, je passe en juillet 1946, en accord avec le Docteur Mariotte, tuteur moral du journal, le flambeau à Monsieur Serrières. Mais faute d'avoir pu trouver un responsable bénévole 77 l’Écho, après trois numéros, disparaît.

Septembre 1946, je "monte" à Paris et entre à la SNCF comme intérimaire grâce à l'appui conjugué de mon futur beau père et d'un lointain cousin, directeur du service des approvisionnements de la Société Nationale. Je deviens “abl 260” adjoint à “ABL 260”. Incroyable mais vrai, la hiérarchie jusque dans l’utilisation des majuscules et minuscules ! Je connais une formation allant de l'art de poser des tampons sur des factures à l'utilisation de mes talents pédagogiques par des candidats au concours d'employé ou, suprême mission, à la récolte, dans les archives, des épingles et trombones dont le service avait un impérieux besoin, la pénurie d'accessoires de bureau sévissant encore. Après huit mois de ce “délire”, fin de la récréation. Le 1er mai 1947, j'entre à la S.C.M (Société Commerciale Métallurgique) où la passion d’un homme, Jean Achard, ayant cru avant tout le monde 78 au devenir marchand de l’aluminium, va me mettre le pied à l’étrier d’un parcours professionnel étroitement lié aux évolutions tant technologiques que managériales. Mais ceci est une autre 79 histoire

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Notes

63 L'École me relança pendant 18 mois !!

64 Je rédige près de 9/10 des articles. Sous les signatures de P., P.B, Paul B., B. Paul, Lécot (clin d'œil au titre du journal) ou S.G (rappel de mes ex fonctions de Surveillant Général). Cet anonymat (tout relatif au bout d'un moment !) est à la demande de ma mère qui après avoir vécu dans l'angoisse l'Occupation et notre absence (celle de mon père et la mienne) craint que mon nouvel engagement ne provoque des représailles à mon encontre ou à celle de la famille.

65 Monsieur Genevay va user de toutes ses relations dans la presse pour trouver ces dépositaires qui se situent sur un secteur allant de Saint Siméon de Bressieux à Rives et de Roybon à Viriville.

66 Le premier pour l'inauguration du monument du Banchet, le second pour celui de Beaurepaire

67 Mouvement officiel de la Résistance proche des Socialistes

68 Cela n'a rien à voir avec le parti politique d'aujourd'hui. C'est un mouvement officiel de la Résistance, d'obédience communiste, centré sur la propagande et les intellectuels, et dont la figure de proue est François Mauriac.

69 Front Uni de la Jeunesse Patriote. Autre mouvement Officiel de la Résistance, lui aussi proche des communistes.

70 Campagne au sens rural et non militaire du terme.

71 Ce sous titre incorporera, à compter de novembre 1945, une référence visible au SOG en devenant "Bulletin d'information du SOG et de la Campagne Résistante"

72 Il est amusant de constater que vingt ans plus tard, un Président américain, John F. Kennedy, paraphrasera cette pensée en disant "Ne te demandes pas ce que ton Pays peut faire pour toi? Demandes toi plutôt ce que tu peux faire pour ton Pays" Et que c'est cette "version" que retiennent maintenant les dictionnaires de citations !

73 Si c'était à refaire, et malgré l'évidente, et toujours aussi présente, force évocatrice de la phrase, je ne choisirai probablement plus le même "auteur" !

74 Sa femme et lui, durant tout le temps que durera notre collaboration (et bien au delà), m'accueilleront d'ailleurs comme un "fils"

75 Faits divers dont le dénominateur commun est la présence de comportements préjudiciables au retour de la paix civile ("stupéfaction à la constatation de photos de martyrs de la résistance sauvagement déchirées" (mai 45) "Découverte d'un stock "marché noir" de nourriture et de vêtement" (juin 45), "Provocation permanente et sans sanction d'anciens sympathisants de Vichy ou d'ex Miliciens" ….)

76 La même collection a, en son temps, été déposée aux Archives Nationales et, plus récemment, au Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble.

77 Je passais, en moyenne, une centaine d’heures non rémunérées à réaliser et diffuser un numéro. Qu’elle que fut la volonté de Monsieur Serrières, ma “disparition” sans remplacement rendait quasiment impossible la poursuite de la publication.

78 Pour illustrer le “nez” de Monsieur Achard, il me revient en mémoire ce film de Pierre Tchernia, “Le Viager” dont le scénario décrit les malheurs d’un couple ayant acheté, dans les années 1900, un pavillon en viager tout en acceptant que la rente soit indexée sur le cours du lingot d’aluminium. Un choix qui va, au fil des années et de la “survie” du propriétaire, s’avérer littéralement ruineux.

79 Que l’on peut retrouver dans “Les Cahiers d’Histoire de l’Aluminium” n°25 - Pages 55 à 77